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Aux confins du Haut Quercy du Périgord et du bas Limousin, le causse de Martel s'étend au nord de la Dordogne. Situé à une altitude moyenne de 300 mètres, il est le moins élevé des causses du Quercy. Relativement favorisé, ce causse a connu jadis une intense activité agricole et d'importants noyaux de peuplement, aujourd'hui disparus. Martel, ancienne capitale de la Vicomté de Turenne, peut s'enorgueillir d'un important patrimoine médiéval.
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La ville aux 7 Tours
Siège de la sénéchaussée royale
Le palais de la Raymondie
La place de la Halle
L'Hotel Fabri
La Tour Tournemire ou Tour Carrée
L'église Saint Maur
Le Grenier d'Abondance
La Maison Grise
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La Ville aux 7 tours
La fondation de la ville par Charles Martel n'est qu'une légende aujourd'hui totalement déconsidérée. La forme ancienne de son nom "Mortel" est devenue "Martel" plus tardivement. C'est pourquoi les consuls ont adopté un blason à "trois marteaux d'argent emmanchés d'or sur champ de gueule". Martel est une des rares villes qui ne doive pas son origine à un castrum ou à une fondation religieuse. Favorablement située sur l'antique voie gallo-romaine reliant Brive à Cahors, elle suscite dès le XIème siècle l'intérêt des vicomtes de Turenne qui en font une riche cité marchande, siège d'une châtellenie vicomtale. Au XIIème siècle, la ville est entourée d'une première enceinte. En 1219, elle se voit accorder une charte de coutumes par Raymond IV de Turenne. Au début du XIVème siècle, les consuls, au nombre de quatre, administrent une nombreuse population d'artisans, de grands marchands et de banquiers.début de page
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Siège de la Sénéchausssée royale
Aux premières menaces de la guerre de Cent ans, les consuls font construire une seconde enceinte enveloppant les barris ou faubourgs. Malgré ces précautions, la ville est prise en 1360 et délivrée par Du Guesclin en 1374. Les privilèges accordés par les Vicomtes de Turenne permettent à la ville un rétablissement économique rapide. Martel devient alors siège de la sénéchaussée royale, apportant une population nouvelle d'officiers, de juristes et de fonctionnaires. Après la vente de la vicomté en 1738, elle perd une partie de ses privilèges. Pendant le XIXème siècle, la ville s'anime de nombreux marchés où la truffe occupe une large place. La Grande Guerre voit le déclin de cette activité florissante.
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Palais de la raymondie
Edifié à partir de 1280 à l'initiative de Bernard Raymondie, receveur des impôts royaux et fils présumé du Vicomte Raymond IV de Turenne, l'édifice fut achevé vers 1330 par son gendre Pierre Stéphani. Ce palais urbain se compose de quatre ailes disposées autour d'une vaste cour, à laquelle on accède par un porche surmonté d'une tour transformée tardivement en beffroi. Il présente trois niveaux d'élévation de des petites échauguettes aux angles des façades sud et est, symbolisant, comme tous les palais urbains différents rôles : résidences luxueuses du propriétaire à l'étage, galeries au rez-de-chaussée destinées au commerce, salle de réception pour les manifestations publiques. A la révolution, il devient Hôtel de Ville ; les salles municipales conservent un intéressant mobilier ; cheminées et bas-relief Renaissance. Au 1er étage du Palais de la Raymondie, on trouve le Musée d'Uxellodunum qui renferme des collections d'objets protohistoriques et gallo-romains provenant des fouilles du Puy d'Issolud. Intéressantes collectons de pots à pharmacie (XVIIème et XVIIIème siècles) et séries de cartes anciennes.
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Place de la Halle
La Halle, remarquable par sa charpente (en châtaignier), a été édifiée à la fin du XVIIIème siècle à l'emplacement de l'ancienne maison des consuls. On peut y voir des "conques" ou anciennes mesures à grains.début de page
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Hotel fabri
C'est un hôtel du XVème siècle, remanié au XVIème siècle. Etienne Fabri y aurait accueilli en 1183 Henri Court Mantel (fils aîné d'Henri II Plantagenêt et d'Aliénor d'Aquitaine) qui venait de piller Rocamadour et y mourut ici peu de temps après.
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Tour Tournemire ou tour Carré
L'une des sept tours de guet de la ville servit de prison seigneuriale, royale et municipale. Elle fut coiffée après la Révolution d'un toit sur créneaux.début de page
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Eglise St Maur
Partie intégrante du système défensif, l'église présente une allure de forteresse. Le clocher-porche est une véritable tour de défense. Le chevet est surmonté de chambres de guet et sa baie est défendue par une bretèche. Construit en deux campagnes (XIVème puis fin XVème siècle), l'édifice est caractéristique du gothique méridional avec sa nef unique bordée de chapelles et ses voûtes à liernes et tiercerons. Le porche abrite un tympan roman (milieu du XIIème siècle) provenant de l'édifice antérieur représentant le jugement dernier : le christ est entouré d'anges portant les instruments de la Passion ou sonnant la résurrection des morts et sortent de leur tombeau.début de page
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Grenier d'abondance
Cette demeure renaissance du XVIème siècle a été édifiée par le Père Delobis, de la congrégation de l'Oratoire, puis transformée en réserve alimentaire, lesquelles étaient prélevés pour secourir la population pendant les années de disette. Sur le linteau de la fenêtre supérieure, une inscription tirée des Eglogues de Virgile signifie : c'est un dieu qui nous a donné ce lieu de repos".début de page
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Maison grise
Appelée "Maison Grise" au XVIème siècle, on peut voir sur la façade Sud, 2 écussons en pierre, l'un avecl'inscription "Martel soubz les Anglais 1295" l'autre avec les 3 marteaux, armes de la ville, et l'an 1562. Maison contemporaine du connétable Duguesclin, ancienne demeure de la famille Judicis, dont Antoine Judicis, ancien procureur de la Sénéchaussée de Martel, puis Président du Tribunal Révolutionnaire de Cahors, et enfin accusateur public près du Tribunal Révolutionnaire de Paris, à ce dernier titre, il requit contre Fouquier Tinville et l'envoya à l'échafaud en Mai 1795.début de page
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